Vanves
Vanves pendant la Première Guerre Mondiale
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Le service Archives Documentation de la Ville de Vanves vous ouvre ses fonds photographiques de la période 1914-1918. À l'heure de la disparition des derniers poilus de la Première Guerre Mondiale, ces photographies anciennes offrent un témoignage poignant de la vie quotidienne des Vanvéennes et Vanvéens pendant la guerre. Des photographies qui mettent en lumière le rôle des femmes, mères et épouses vanvéennes, qui jouent un rôle primordial dans l'organisation de la vie quotidienne à l'arrière et de l'aide envoyée aux soldats sur le front.
Vanves en 1914 À quoi ressemble Vanves à la veille de la Première Guerre Mondiale ? La commune, avec ses anciennes rues étroites et irrégulières, conserve assurément son caractère de bourg rural. Les cultures maraîchères occupent une place importante dans ce paysage, et la principale ressource des Vanvéens reste le blanchissage. Une mutation est néanmoins en marche. Malgré la fermeture des carrières de calcaire et d'argile du Plateau, deux briquetteries continuent de fonctionner. Une nouvelle population, constituée d'ouvriers et d'employés, a trouvé domicile à Vanves, occasionnant la construction de nombreux pavillons et de quelques immeubles à étages, ainsi que la percée de grandes voies modernes. M. Aristide Duru est alors Maire depuis 1911.
La guerre à Vanves Creusement de tranchées abri sur la place Jarousse. Les bombardements commencent dès les premiers mois de la guerre, d'abord par des avions allemands isolés, les "Taube", puis par les Zeppelins. Les systèmes d'alerte et de DCA sont alors mal organisés, et les Vanvéens doivent régulièrement se réfugier dans les caves.
Un obus du canon allemand "la grosse Bertha" tombé à Vanves le 22 mars 1918. Ces bombardements, souvent en plein jour, ont pilonné Paris et sa banlieue à la fin de la guerre. Des témoins racontent que lors de la dernière offensive allemande sur la Somme et l'Oise en 1918, en collant son oreille au sol à la façon des Peaux-Rouges, on pouvait entendre le son de la canonnade à 100 km de Paris.
Un immeuble détruit par les bombardements rue Danton. L'explosion a fait deux morts et des blessés.
Les professeurs, maîtres et agents étant mobilisés sur le front, le Lycée Michelet devient un hôpital pendant entre 1914 et 1918. Les convalescents sont transportés à Vanves, parmi eux une section de soldats russes. Pendant les attaques de Champagne en 1917, l'hôpital reçoit en une seule nuit 217 blessés.
L'entraide au quotidien Dans la salle Henri Darien, à l'Hôtel-de-Ville, la municipalité et les Vanvéens organisent l'envoi de colis alimentaires aux soldats français faits prisonniers sur le front.
Préparation des cartes de pains à l'Hôtel-de-Ville. Le décret du 3 août 1917 fixe le rationnement des denrées alimentaires de base en fonction : 300 g. de pain par jour pour un enfant de moins de 6 ans, 500 g. pour les plus de 6 ans, et jusqu'à 700 g. pour les professions actives.
Pesée des enfants à l'Hôtel-de-Ville, afin de mieux répartir le ravitaillement entre les Vanvéens.
Le journal L'Écho de Paris du 20 mai 1918 annonce : "La municipalité de Vanves lutte efficacement contre la vie chère. Pour les jours sans viande, elle ouvre une poissonnerie municipale qui fonctionnera tous les jeudis et les vendredis matin [...]. Les mêmes jours, vente à la mairie de beurre, fromage, conserves, chocolat, riz, tapioca, lentilles, pommes de terre, légumes et denrées diverses". Ici, l'épicerie du comité d'approvisionnement municipal à l'Hôtel-de-Ville.
Distribution de repas au Secours national, probablement dans la rue de Paris (aujourd'hui rue Jean Bleuzen).
La boucherie municipale, située probablement à l'angle des rues Jullien et Berthelot.
Vente de poissons devant l'Hôtel-de-Ville.
La commune organise des jardins communaux pour les cultures maraîchères, en faisant participer les élèves des écoles de la ville. Ici, dans le square de l'Hôtel-de-Ville.
Le Conseil municipal de Vanves crée également l'Œuvre des prisonniers de guerre et des combattants vanvéens, et organise à son profit la Journée de Vanves, avec le concours des sociétés, du personnel enseignant, des écoles et de l'Union des femmes de France de Vanves. Ici, les quêteuses et leurs cavaliers devant l'Hôtel-de-Ville, le 11 juin 1916.
Un ouvroir est une sorte d'atelier de confection, créé pour fournir des uniformes et des effets de lingerie aux soldats. Celui de Vanves permet de donner un gagne-pain aux femmes et filles des mobilisés. Afin d'éviter tout profit de guerre, l'ouvroir de Vanves est dirigé et contrôlé par la municipalité.
L'ouvroir municipal de Vanves.
Le deuil et la mémoire Passage d'un convoi funèbre de soldats vanvéens "morts au champ d'Honneur" sur l'actuel carrefour de l'Insurrection, à l'hiver 1916-17.
Le cimetière militaire de Vanves, inauguré le 11 novembre 1924.
Plaque commémorative où figurent le nom des presque 700 Vanvéens morts pour la France durant la Première Guerre Mondiale, dans l'Hôtel-de-Ville. |
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