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Histoire et patrimoine

Histoire de Vanves

 

Aux origines de Vanves

Aux origines de Vanves

Le nom de Vanves semble être d'origine celtique (peut-être "Venna", désignant un barrage pratiqué pour prendre le poisson, et d'où provient le mot français "vanne").

La découverte de vestiges gallo-romains démontre que le site est habité dès l'Antiquité. Mais c'est seulement à la fin du Xème siècle qu'une charte du roi Robert le Pieux mentionne explicitement Vanves, sous sa forme latine "Venva".

Au Moyen Age, une grande partie de la paroisse de Vanves est alors un fief seigneurial de la puissante abbaye parisienne de Sainte-Geneviève.

En 1163, le pape Alexandre III confirme à l'abbaye de Sainte-Geneviève la possession de la cure de Vanves et de tous ses biens situés dans la localité.

Sous le règne de Saint Louis, en 1247, l'abbé Thibaut affranchit les serfs, sans doute en moyennant finances.

En 1380, pendant la Guerre de Cent ans, les troupes du Duc de Bourgogne occupent le bourg et commettent de nombreuses exactions.

 

 

Blanchisseuse au XVIIIème siècle.

Sources et pâturages vanvéens

Aux XVIème et XVIIème siècles, Vanves est un village paisible vivant essentiellement de l'agriculture : vigne, blé, produits maraîchers et surtout élevage laitier. Le beurre de Vanves est alors très réputé dans la capitale.

Avec ses vertes prairies et ses sources abondantes, ce village proche de Paris devient rapidement un lieu de villégiature apprécié. Le cardinal Duprat, chancelier du royaume, François Clouet, peintre du roi, le poète Philippe Desportes et même François Ier aiment y résider.

La "maison des champs" la plus fameuse reste celle de Claude Le Bas de Montargis, qu'il fait bâtir en 1698 par Jules Hardouin-Mansart. Il s'agit du château qui abrite aujourd'hui le Lycée Michelet. Cette résidence est acquise en 1717 par l'un des plus puissants personnages du royaume : Henri-Louis de Bourbon, prince de Condé.

Au XVIIIème siècle, la blanchisserie prospère à Vanves, grâce à l'abondance et à la pureté des sources.

Vanves s'étend alors bien au-delà de ses limites contemporaines : la paroisse comprend une partie des 14ème et 15ème arrondissements de Paris, la ville de Malakoff et déborde sur Montrouge.

En 1789, la population vanvéenne s'élève à 1 400 habitants.

Sous la Révolution, en juillet 1790, la fête locale de la Fédération réunissant les communes de Clamart, Issy, Vaugirard et Vanves est organisée devant le château des Condé.

Confisqué comme bien national, le château sert de caserne en 1793, avant d'être rachetée en 1798 par le Prytanée français, ex-collège Louis le Grand.

 

 

Durant le XIXème siècle, Vanves est amputée de la moitié de son territoire.

Amputations successives
du territoire vanvéen

En 1799, le rattachement du Petit-Vanves à Montrouge marque le début des amputations successives du territoire communal.

En 1814 et 1815, le château des Condé, transformé en cartoucherie, est occupé par les Autrichiens puis les Prussiens. En 1822, les docteurs Voisin et Falret ouvrent à Vanves une maison de santé pour le traitement des aliénés.

Avec le Second Empire, les transformations de Vanves s'accentuent : le village rural devient peu à peu une petite ville de banlieue, dont la population passe entre 1856 et 1866 de 3 780 à 8 510 habitants. En 1860, la portion du territoire communal située à l'intérieur de l'enceinte fortifiée de Paris est annexée par la capitale.

L'ancienne maison champêtre du collège Louis le Grand, qui prend le nom de Lycée du Prince impérial en 1864, devient en 1888 le Lycée Michelet.

Si les forts de Vanves et d'Issy protègent la ville en 1870, Vanves est en revanche le théâtre d'affrontements sanglants entre les Fédérés et Versaillais durant la Commune.

Sous la IIIème République, l'évolution de la ville se poursuit. La gare est inaugurée en 1883. Mais la même année, Malakoff devient une commune distincte, ce qui réduit de moitié la superficie de la ville. Devenue chef-lieu de canton en 1893, Vanves se dote d'une nouvelle mairie en 1898.

 

 

Vanves s'urbanise au XIXème siècle.

Vanves s'urbanise au XIXème siècle

Au début du XXème siècle, la physionomie de Vanves a définitivement changé : la blanchisserie demeure certes une activité importante, mais la vigne a disparu et le Plateau s'urbanise progressivement.

Après la Première Guerre Mondiale, au cours de laquelle plus de 700 Vanvéens sont tombés au champ d'honneur, la mise en oeuvre du "plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension" en 1932 et la création du parc municipal (inauguré par Frédéric Pic en 1939) contribuent à transformer la ville.

En 1925, Paris annexe la zone de servitude militaire située sur le territoire de Vanves, mais sa population continue tout de même à augmenter (20 000 habitants à la veille de la Seconde Guerre mondiale).

 

 

Vanves pendant la Seconde Guerre mondiale.

Vanves sous l'Occupation et la Libération

Sous l'Occupation, la Division motorisée de la Marine et la Kommandantur s'installent au Lycée Michelet. Une centaine de Vanvéens, dont les noms figurent sur la stèle du Square de l'Insurrection, sont victimes de la barbarie nazie durant cette période noire.

Après la Libération, c'est à Vanves qu'est menée une expérience originale de mi-temps pédagogique qui débouche en 1953, sous l'impulsion du docteur Max Fourestier, sur la première classe de neige française.

 

 

Vanves de nos jours.

Vanves de nos jours

La rénovation de l'îlot des chariots dans les années 1960, puis du Plateau entre 1970 et 1984, modifient profondément la physionomie de la ville.

En 1966, le collège Saint-Exupéry est inauguré. Une piscine est ensuite ouverte en 1971 et un vaste complexe comprenant un marché, un centre administratif, une bibliothèque et un théâtre-cinéma est mis en service en 1979.